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 Sylvia Thunderwing

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Sylvia Thunderwing
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Le Personnage
• Handicap: Moteur
• Âge: 22 ans
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MessageSujet: Sylvia Thunderwing   Mar 17 Nov 2009, 04:21

Sylvia Thunderwing

L'identitée


  • Nom : Thunderwing
  • Prénom : Sylvia
  • Âge : 22 ans
  • Origine : Américaine
  • Groupe : Etudiants, elle est en troisième année de sociologie

Le handicap

  • Handicap : Paraplégie
  • Brève description de ces handicaps : Sylvia ne sens plus rien en dessous du nombril, à part légèrement quand elle doit aller aux toilettes

Le caractère

Sylvia est, surtout aux premiers abords, quelqu'un de très froid, elle est sarcastique, compliquée et il est difficile d'aller lui parler. Ce n'est pas vraiment parce qu'elle veut se faire passer pour une muette, mais elle n'aime pas parler pour ne rien dire et ne réponds simplement aux questions sans trop s'enquiquiner avec cela. De plus, elle dégage une sorte d'aura ou je-ne-sais-quoi qui fait que les gens autour d'elle ne lui parlaient jamais, ou très peu lorsque la situation l'exige ou pour lui donner une information à priori importante. Cela ne l'a jamais vraiment dérangé à vrai dire. Elle préfère être seule plutôt que devoir supporter un ou une crétin ou crétine qui la bassinerai toujours de paroles inutiles tout ça pour assouvir son envie de parler de soi.
Mais qui connait vraiment Sylvia ? Seul son père peut prétendre être celui qui la connait le mieux. Elle n'a pour ainsi dire, aucun ami, vous devinez qu'elle trouve cela inutile. Elle a su apprécier quelques personnes mais sans réellement devenir son ami, elle ne les a pas assez côtoyés pour cela. Personne ne connait la petite fille terrifiée de tout perdre à nouveau qui se cache derrière cette énorme carapace de glace.
Beaucoup pensent qu'elle aime être seule, ce qui est vrai. Mais ce qui l'est moins, c'est qu'elle ne se moque pas des personnes, ou plus maintenant. Vous l'auriez connus autrefois, elle s'en moquait largement. Aujourd'hui, elle est plus contrôlée, et même si parfois elle pense que c'est n'importe quoi, elle ne le fera pas savoir aussi violemment.
A défaut d'avoir la langue bien pendue, elle a les yeux partout. En effet, la jeune fille s'est trouvé l'observation pour passe-temps. A l'époque, elle ne parlait à presque personnes, comme aujourd'hui me diriez-vous, alors pour s'occuper au mieux, elle scrutait les passants. Pour quoi faire ? Pour essayer deviner leurs pensées, leurs caractères et même parfois leurs passé. En grandissant, cette capacité d'observation s'est transformé en don, tous ceux qui ne l'ont pas connue avant pensent qu'elle a toujours eu cette faculté de deviner si quelqu'un ment ou cache quelque chose...
Ce n'est pas une violente et déteste cela, mais lorsqu'il s'agit de donner des coups de cale-pieds dans les chevilles de ses camarades qui l'ennuient, elle répond toujours présente.

Le physique

On ne remarque pas toujours tout de suite la présence de Sylvia, non pas qu'elle passe inaperçue mais elle est plus petite que tout le monde puisqu'elle est assise. Elle est à peine plus grande que les collégiens, et encore à partir des 4e, elle ne l'est plus. Cela ne l'a jamais réellement dérangée, elle considère pouvoir observer bien plus de chose de sa hauteur et plus discrètement que les autres.
Sylvia n'a pas beaucoup changé depuis ses années de lycée, ses traits sont devenus plus fin, la rendant encore plus jolie qu'autrefois et rappelant qu'elle n'était plus une adolescente. Ses yeux, toujours aussi peu expressifs sont d'un magnifique vers émeraude. Peu de gens les ont vus changer, abandonner cette lassitude. Ses fines lèvres ne montrant jamais réellement de sourires n'ont pourtant pas les commissures qui tombent, elles restent rectiligne. Rare sont les personnes ayant eu la possibilité de voir un véritable sourire, si non, elle serait bien plus populaire !
Elle a légèrement couper ses cheveux, elle en avait assez d'être toujours coiffée de la même façon. Maintenant, ils arrivent un peu en dessous de ses épaules plus larges que celles des autres femmes à cause du fauteuil. Elle les a légèrement dégradés, ce qui fait que certaines mèches arrivent sur ses joues, d'autres dans son cou. Ses cheveux se sont légèrement décolorés, elle est passé du brun à un châtain plutôt clair, mais cela allait bien mieux avec ses yeux.
Son corps est plutôt disproportionné, bien que ses jambes soient encore bien formées, son tronc est plus grand et ses épaules plus larges. Elle n'est pas fine mais pas énorme non plus, elle a juste un petit ventre du fait de son impossibilité de muscler ses membres inférieurs et ses abdominaux. Ses bras sont puissants sans être des bras de déménageurs, juste assez pour lui permettre de se déplacer librement dans son université.
Son style vestimentaire est plutôt variable, cela dépend du temps, de ses envies ou de son courage à s'habiller. La plupart du temps, elle a un style plutôt classique, chemisiers, gilets et pantalons droits. Son fauteuil, quand à lui est rouge et noir avec des disques de plastiques de la même couleur.

L'histoire

Sylvia n’a pas toujours été comme ça, c'est-à-dire froide, cassante et en fauteuil. A croire que son caractère est arrivé en même temps que ce tas de ferrailles soit devenu un outil essentiel pour qu’elle puisse se déplacer. Puisque non, malgré ce que l’on pourrait penser de part son habilité avec le fauteuil, elle n’a pas toujours été paraplégique. Cela remonte aux années de primaires…

Contre toutes attentes, la jeune Sylvia était une véritable casse-cou, elle courrait partout, parlait avec un maximum de personnes et souriait tout le temps. Tout le monde la trouvait adorable bien que quelque part, elle les usait. Ils se disaient que cela changeait de sa mère qui, elle, faisait tout sauf croquer la vie à pleine dent. D’ailleurs, malgré le fait qu’elle lui ressemblait physiquement, beaucoup ne faisaient tout de suite pas le rapprochement entre elle et sa fille. Même la Sylvia d’aujourd’hui paraît plus heureuse !
En réalité, sa mère n'avait pas toujours été dépressive, cela a commencé quelques temps après la naissance de la petite fille, bien que cela ne soit pas la faute directe de cette dernière. La jeune maman disait que la fille était maudite, ou qu'elle apportait le malheur. En effet, 2 semaines après sa naissance, la mère perdit la sienne puis, à ses 2 mois, un de ses cousins les plus proches, à ses 2 ans, son père, elle en devenue folle. Elle emmena sa fille voir des exorcistes, des magnétiseurs et tout autres charlatans du genre. Au fur et à mesure, c'était son père qui devait s'occuper de sa fille car il savait qu'à force, elle allait la haïr. Plusieurs années passaient et aucun décès ne survenu, la mère se calma, bien que restant méfiante de sa fille, redoutant sans arrêt ses années paires.
Finalement, bien que perturbée de par le comportement étrange de sa mère, Sylvia allait plutôt bien en apparence. Son père la faisait voir un psychothérapeute, sachant très bien que l'état de sa femme pouvait détruire un enfant. Peut-être était-ce dut à cela qu'elle était aussi énergique et qu'elle cherchait à connaître le plus de monde possible ? Etait-ce pour pouvoir se sentir exister, aimée et être ne serait-ce que regardée autrement par sa mère, qu'elle ait enfin un regard positif sur elle ? C'était l'une des hypothèses de son thérapeute.
Alors comment la joyeuse Sylvia est passée limite asociale ? Ce n’est pas à cause d’une prise de conscience en tout cas. La petite fille avait un grand frère de 5 ans son aîné qu’elle adorait. Elle disait parfois à son thérapeute que, à défaut d’avoir une maman et un papa, elle avait un grand-frère-papa et un papa. Il l’a protégeait au maximum de leurs mère sachant très bien qu’une enfant est bien fragile face à une humeur changeante d’un parent. Ce grand frère était aussi adoré par la mère, c’était, avec son mari, l’un des derniers hommes à être auprès d’elle. N’allez pas croire qu’elle pousserait le vice au point de détester encore plus sa fille parce que le jeune homme s’en occupait, elle l’aimait encore assez pour lui pardonner cela…

Ce jour-là, Sylvia savait déjà que ça n’allait pas être un anniversaire joyeux. Ils iraient au restaurant comme souvent tous ensemble mais l’atmosphère sera faussement à la fête. Elle savait déjà que son père et son frère allaient essayer de la rendre heureuse mais que sa mère restera en retrait, mangeant calmement, calme comme si elle était sur ses gardes. Elle détestait ses anniversaires, même si le jour de ses 5 ou 7 ans, sa mère était un peu plus joyeuse, elle savait qu’aujourd’hui, cela n’allait pas être la joie, après tout, c’est son 8ème anniversaire. Malheureusement, sa mère avait raison de redouté ses 8 ans, tout comme elle l’a fait pour ses 6 ou 4 ans, mais ce jour-là, la paranoïa de la maman s’est justifiée…
Ils étaient venus dans ce restaurant à pied selon les désirs de la petite, comme il était à 10 minutes, ses parents acceptèrent. Tout se passait très bien jusque là, la nourriture était bonne, son frère faisait encore des idioties pour la faire rire, son père était plutôt détendu et disait quelques blagues pour embêter sa fille et même sa mère n’était pas aussi renfrognée. Sylvia se disait qu’enfin elle allait pouvoir avoir deux anniversaires joyeux consécutifs. Elle était tellement excitée qu’à la sortie du restaurant, elle courrait partout, sautillait, elle était bien et elle voulait que la terre entière sache qu’elle avait 8 ans et qu’elle en était heureuse.
Elle ne fit pas attention et manqua la marche du trottoir, trébuchant ainsi sur la chaussée. Elle se releva joyeuse et continua de dansée sous les demandes inquiètes des parents pour qu’elle regagne la sureté du trottoir. Entre nous, quelle était la probabilité qu’une voiture décide de prendre cette route ? Quelle était la probabilité qu’elle aille à plus de 90 km/h ? Quelle était la probabilité que le conducteur soit un ivrogne ? Tout cela additionné donnait un chiffre avoisinant 0 même si cela s’était déjà produit pour d’autres personnes trop souvent.

Mais ce jour-là, il était décidé que se soit sur cette famille que toutes ces probabilités soient observées. Un cri, des pneus hurlant, un bruit de choc, deux corps inertes, une voiture encastrée dans un poteau, tout se passa très vite. Avec le peu de conscience qui lui restait, Sylvia reconnu le corps de son frère projeté au loin, ne bougeant plus, elle tenta de crier mais elle ne pouvait plus, elle n’avait plus de forces, elle n’entendit qu’une dernière chose, le son d’une ambulance sonnant au loin puis tout devint noir.

Son père s’était d’abord précipité vers sa fille, voyant qu’elle était encore en vie, il eut un soupire de soulagement jusqu’à ce qu’une personne ne cri. Il se tourna vers cette dernière, c’était une inconnue qui avait trouvé le corps du frère. L’homme s’approcha doucement, une expression d’horreur se dessinait sur son visage tandis qu’il continuait d’avancé, son fils était dans une position qui ne pourrait être réalisable humainement. Il comprit qu’il avait perdu son garçon. La mère, elle, resta sans voix, elle était tout aussi horrifié ayant compris plus tôt que son fils était mort, elle ne savait par contre pas si sa fille l’était aussi. Elle ne bougeait pas, laissant ses mains devant la bouche, elle ne pouvait plus bouger jusqu’à ce que l’ambulance n’arrive.

Un bip régulier d’une machine perturba son sommeil, c’était quelque chose de désagréable. Une odeur forte d’antiseptique s’ajouta ensuite, lui piquant tellement le nez, que son sommeil n’en fut que plus perturbé. Une bouche terriblement sèche, une langue gonflée et un tuyau terriblement gênant n’arrangeait rien. Une lumière forte passait à travers ses paupières pourtant close la fit définitivement revenir à la réalité.
Elle tenta de refaire bouger ne serait-ce qu’un peu chaque partie de son corps, une épaule puis l’autre, un coude puis l’autre, un poignet puis l’autre, des doigts puis d’autres, un genou puis… Rien, rien du tout.
Ça ne bougeait pas, elle avait beau essayé, ça ne bougeait pas ! A bien y repenser, elle ne sait même pas où sont passées ses jambes ! Elle ouvrit d’un seul coup les yeux, se rendant conte que ce n’était pas normal, éblouit par la lumière, laissant sortir une voix rauque de sa gorge étouffée par le tuyau, elle paniqua. Les machines s’affolèrent, provoquant un boucan pas possible. Angoisse, peur, panique, stress.
Un homme entra dans la pièce, suivit de plusieurs femmes. Ils tentèrent de la calmer, en vain, alors ils lui administrèrent un produit pour qu’elle se calme enfin. Plusieurs heures passèrent avant qu’elle puisse enfin voir un visage familier, celui de son père, il avait l’air terriblement fatigué derrière son sourire de soulagement. Il n’avait pas tout perdu, il lui restait au moins sa fille, même s’il savait que ce qui les attendait était loin d’être une partie de rigolade…

Paraplégique, voilà ce qu’elle était devenue, elle ne pourrait plus jamais marcher, sa colonne vertébrale s’était disloquée en 2 voire 3 morceaux dans le bas de son dos à cause de la violence de l’accident. Elle avait échappé au pire grâce au sacrifice de son frère qui avait essayé de la pousser en dehors de la trajectoire de la voiture. Il a en partie réussis mais ses jambes ont été touchées et elle fut propulsée plus loin. Elle avait des barres de titanes afin que son dos reste droit, des cicatrices le long de ses bras et de ses jambes reconstituée presque miraculeusement pour « faire joli ».

On n’a pas dit tout de suite à Sylvia ce qu’il s’était passé, 6 mois s’étaient écoulés pendant son coma, elle ne se souvenait pas de beaucoup de choses au début. Elle se souvenait qu’elle marchait, qu’elle sautait et qu’elle riait. Elle se souvenait aussi de ses parents mais elle ne s’inquiéta pas au début de l’absence de sa mère, elle était beaucoup trop sonnée pour y faire attention, elle avait juste une impression de vide. Son père profita du fait qu’elle ne parlait ni de sa femme ni de son fils pour éviter d’aborder le sujet, c’était beaucoup trop dur pour lui et il ne voulait pas rajouter du désespoir à sa fille qui va devoir se montrer forte afin de s’en sortir. Il n’avait juste pas remarqué que le grand frère n’apparaissait plus dans la mémoire de la jeune fille.

Elle refusait catégoriquement de monter dans un fauteuil et si on la forçait, cela se transformait par une crise de larme, de cris exprimant qu’elle n’était pas une handicapée et de violence envers elle-même et parfois envers les aides-soignantes. Son père ne la reconnaissait plus, même s’il comprenait qu’elle refuse d’être sur un fauteuil, parce que cela sellera le fait qu’elle n’est plus capable de marcher, il ne s’imaginait pas qu’elle pouvait devenir si violente. Elle resta alors à longueur de temps sur le lit à contempler la fenêtre rêvant de pouvoir voler avec les oiseaux.

Une fois, elle eu soudain mal à sa jambe droite, une douleur atroce alors qu’elle n’était plus censée sentir quoi que se soit. Elle était à la fois pliée de douleur mais à la fois pleine d’espoir ; Et si cela signifiait qu’elle allait pouvoir marcher ?! Ni une ni deux, elle tenta de s’asseoir sur le bord du lit, mais ses jambes n’obéirent pas, alors elle les prit en main et les « lança » en dehors du lit. Enfin assise, elle eut un moment d’hésitation mais la douleur de la jambe persistait alors elle tenta de sauter sur ses pieds. Une seconde, c’est le temps qu’elle est restée debout, ses jambes s’étaient contractées toutes seules par reflexe mais se relâchèrent aussi tôt. Sylvia tomba alors lourdement sur ses jambes et constata avec horreur qu’elles étaient dans une position que seules les personnes extrêmement souples pouvaient la prendre. Elle pleura, cria tout son désespoir, insulta ses jambes, elle-même et l’hôpital. Elle frappait de toutes ses maigres forces sur le carrelage, sur ses jambes, sur tout ce qu’elle pouvait atteindre, ignorant la douleur lancinante de ses poings. Les infirmières, alertées par tout ce vacarme, lui administrèrent un liquide pour la calmer et la remirent dans le lit. Le lendemain, elle passa quelques examens pour vérifier si quelque chose ne s’était pas cassés dans la chute. Par chance, il n’y avait rien de grave.

Toute son énergie a été enlevée ce jour là, elle ne réagissait même plus lorsqu’on la mettait dans un fauteuil ni quand on venait lui faire de la kiné. Elle ne mangeait que lorsque son père le lui suppliait, ses yeux étaient secs et sans vie, elle attendait juste un espoir, juste quelque chose pour lui dire qu’elle peut vivre heureuse. Son père fit tout pour revoir ne serait-ce qu’un peu de vie dans les yeux de sa fille, il amenait ses histoires préférée qu’il lui lisait, ses jouets favoris, les musiques… Cette dernière chose la faisait réagir mais sans plus, mais reste qu’elle se mit à écouter de la musique presque toute la journée. L’homme décida de la sortir de sa chambre et de l’amener à l’extérieur, dans le grand jardin de l’hôpital. Après avoir eu l’accord des médecins, il l’emmena ce grand espace plein de vie, où les enfants riaient, les adolescentes parlaient du beau médecin… Mais rien. Cependant, comme cette sortie était préconisée par la psychothérapeute de Sylvia, il l’emmena dehors dès qu’il venait lui rendre visite. Plus les jours passaient et plus son père désespérait, il ne voyait aucun changement sur l’état psychique de sa fille ce qui n’arrangeait en rien l’état physique de celle-ci.

Un début de conscience s’est éveillé chez Sylvia un jour, dans ce jardin. Elle fixait un garçon qui semblait jouer joyeusement avec ses camarades, il avait une jambe cassée alors que ses amis avaient un autre problème et ils jouaient au ballon joyeusement tous les quatre.

« Que fixes-tu ? Demanda alors son père, qui ne s’attendait pas à une réponse puisque ce n’était pas la première fois qu’elle fixait quelque chose dans le vide.
- Le garçon là bas. Répondit-elle faiblement. »

Etonné et plus qu’heureux, son père allait sauter de joie, cela faisait très longtemps qu’il n’avait plus entendu la voix de sa fille ! Mais il contenu ce sentiment et tenta de continuer ce début de conversation.

« Pourquoi ?
- Il a l’air joyeux mais en fait, il est très triste. Dit-elle sans plus d’énergie.
- Qu’est-ce qui te fait dire ça ?
- Il voudrait… Courir, sauter comme… Ses camarades… Or… Il ne peut pas… »

Des larmes apparussent sur le coin de ses yeux que son père essuya tendrement avant de continuer

« Tu le comprends n’est-ce pas ? »

Elle tourna la tête vers lui et se mit à pleurer de chaudes larmes pendant que son père lui tapotait la tête avec douceur. C’était la première fois depuis qu’elle s’est réveillée – soit 6 mois – qu’elle ne pleurait pas de haine, c’étaient des larmes qui apparaissaient parce que la jeune fille voudrait être comprise, soutenue par son père mais aussi… Par sa mère.

« T-Tu crois que maman me hait ? Dis papa, tu crois qu’elle me hait maintenant ?
- Non, bien sûr que non ! Répondit son père étonné de sa question.
- J-je ne suis pas la petite fille qu’elle aurait aimé que je sois !
- Pourquoi dis-tu ça, c’est faux !
- M-mais j’ai tué grand-frère ! »

La main de l’homme s’arrêta de bouger. Alors elle savait ? Elle savait que son frère est mort, ou plutôt, elle s’est souvenue qu’elle en avait un ? Depuis quand ? Il ne savait quoi dire, ni quoi faire. La petite fille, constatant qu’il avait arrêté de bougé, regarda son père avec détresse, va-t-il lui aussi la détester ? Il décida de se ressaisir, et de la rassurer comme il le pouvait.

« Mais non ce n’est pas toi ! C’est ce chauffard qui l’a fait, tu n’y es pour rien !
- M-mais si j’avais écouté maman, si je m’étais calmée, j-je ne serais jamais tombée ! »

Ne sachant plus quoi faire, il l’a prit dans ses bras, lui répétant sans cesse que ce n’était pas de sa faute, ne sachant pas quoi faire d’autre jusqu’à ce qu’elle arrête de pleurer et s’endormis. Il la ramena dans sa chambre, la coucha délicatement pour ne pas la réveillée et retourna chez lui, il fallait qu’il parle à sa femme.

Le lendemain, les yeux de sa fille n’étaient plus vides, mais tristes. Les infirmières prirent à part l’homme et lui informa qu’elle a parlé avec la psy lorsqu’elle s’est réveillée et que cette dernière avait demandé à le voir lui et sa femme. Malheureusement, cette-dernière ne semblait pas disposée à venir dans cet hôpital.
Il arrêta de sortir sa fille, parce qu’elle ne voulait plus. La psy disait que c’était en quelque sorte un bon signe qu’elle refuse de faire quelque chose, cela veut dire qu’elle reprend enfin contrôle d’elle-même. Alors il resta avec elle et recommença de lui lire ses histoires favorites, qu’elle écouta calmement, puis part pour rentrer chez lui et tenter de convaincre sa femme de venir rendre visite à sa fille.

La mère ne voulait pas, car elle lui en voulait d’avoir tué son fils et en même temps, elle s’en voulait à elle-même de penser quelque chose d’aussi horrible que ça. Alors comme elle ne sait pas comment elle va réagir face à sa fille, elle préfère s’abstenir. Au bout de 2 mois de demandes incessantes de son mari, elle accepta enfin de venir. Ce qui l’a fait changer d’avis ? C’est le fait qu’il lui a enfin mentionné que sa fille voulait la voir parce qu’elle avait peur d’être haït. Ils étaient au niveau du portail de l’hôpital, elle sentait l’angoisse montée, elle avait les mains moites et respirait difficilement. Sous les conseils de son homme, elle respira plusieurs grandes bouffées d’airs frais avant de le suivre jusqu’à la chambre de la petite Sylvia.

Le père tapa a la porte, la fille répondit machinalement entrer sans pour autant regarder qui c’était, trop concentrée sur la fenêtre. Sa mère fût d’abord choquée, sa fille pleine de vie était devenue toute maigre, ne réagissait pratiquement pas et semblait ne pas s’intéressé aux personnes qui pouvaient rentrer dans sa chambre. Son mari l’avait dit, mais elle ne voulait pas le croire. La petite tourna la tête après que son père ait annoncé la présence d’une personne en plus de lui dans la pièce, étonnée, elle appela difficilement la personne présente.

« M-maman… ? »

Une évidence frappa la mère, quand bien même sa fille serait maudite, quand bien même se serait de sa faute que son fils soit mort, elle était sa fille, sa seule et unique petite fille que personne ne pourrait remplacer… Elle se précipita sur elle et la pris tendrement dans ses bras. Ils passèrent toute une journée tous les 3 ensemble. Mais… Même si elle lui avait pardonné, elle ne pouvait rester auprès de sa fille parce qu’elle savait qu’un jour elle allait de nouveau essayer de la détruire.

« Sylvia, Sylvia, ma petite fille… Je suis désolée… Je t’aime… »

Ce fut les derniers mots qu’elle entendu de sa mère. Sylvia comprit tout de suite que cela sonnait comme un adieu mais elle ne dit rien, elle savait qu’elle ne le devait pas, que sa mère avait pris sa décision. Elle pleura encore une dernière fois pour sa mère pour ensuite décider de ne plus se laisser faire. C’est à partir de ce moment là, que sa nouvelle vie commença, elle avait 10 ans.

Elle fut alors transférée dans un institut de rééducation pour qu’elle se muscle les bras pour pouvoir garder correctement le contrôle de son fauteuil et se soulever de ce dernier afin de faire un transfert du tas de ferraille à son lit par exemple. Elle apprit à se servir de son nouveau matériel lui procurant une énorme autonomie, elle apprit à faire ses soins.

Malgré tout, cette longue période d’un an à rester sans vie lui a changé le caractère, elle est devenue plus déterminée mais aussi plus froide. Elle n’aimait pas s’attacher aux autres parce qu’elle considère que c’est une source de souffrance atroce lorsqu’on les perd. Toutefois, elle trouvait les comportements des personnes intéressantes à observé alors, en plus de développer des aptitudes dans le contrôle du fauteuil plus qu’honorable, elle développa aussi son sens de l’observation au point de remarqué presque tous les détails.

Son père, cherchant un appartement où lui et sa fille pourraient vivre tranquillement sans trop de problèmes d’accessibilité, en trouva un pas trop cher dans une ville toute jeune ventant son accessibilité à tout type de handicap. D’abord septique parce qu’elle trouvait que c’était l’enfermée définitivement dans la catégorie d’handicapée, Sylvia accepta tout de même, sachant que ça enlèverait une épine du pied de son père et une certaine angoisse. Elle avait 17 ans.

Cela fait 5 ans qu’elle vit à Pacydna City et elle se souvient qu’au début, ce n’était pas simple. Elle n’était pas spécialement heureuse d’être dans cette ville entourée d’autres personnes handicapées, elle avait déjà du mal à se dire qu’elle faisait partie de ce monde ! Cependant, elle remarqua qu’il y avait énormément de personnes à observer, pas mal d’évènements, de rassemblements lui permettant de se donner un cœur joie à sa passion. Elle rencontra plusieurs personnes qui auraient pu devenir des personnes importantes dans sa petite vie de lycéenne. Elle avait rencontré une des rares personnes en qui elle avait de l’admiration – mais dont l’image de celle-ci a été détériorée par son réel caractère – mais aussi un type à double personnalités, la manager du groupe Hope Dreamers… Sa nouvelle vie aurait pu être banale et intéressante pour Sylvia, mais le destin en a voulu autrement.

Sans réellement savoir pourquoi – quoi que pour la première personne et la manager, l’emploi du temps devait beaucoup jouer – elle perdit tous contacts avec ces personnes, comme si elles n’avaient jamais parlés. Elle-même s’étonna de son propre désintéressement envers eux, même envers le type à la double facette. Elle ne savait pas pourquoi… La période des examens ? Non, elle ne pense pas, toujours est-il que cela fait maintenant 5 ans qu’elle n’a plus aucunes nouvelles d’eux. Il faut dire que quelque chose de bien plus énorme, de bien plus inquiétant en même temps d’être intéressant venait de faire son apparition. Deux choses en fait.

La première, tous les habitants de l’île l’ont vue arrivé avec plus ou moins d’enthousiasme : Le centre de recherche sur les handicaps. Sylvia était partagée entre deux idées : La première, celle qu’on lui attribuerait plus facilement, est celle que ce centre n’est qu’une façade pour utiliser les habitants comme des sujets d’expérimentations plus que pour réellement rechercher un quelconque moyen d’aider les personnes handicapées. La deuxième, bien trop utopiste pour que l’on puisse deviner qu’elle l’ait, est qu’elle espère qu’un jour elle pourra récupérer l’usage de ses jambes. Elle sait très bien que ça relèverai du miracle, sa moelle épinière au niveau des lombaires de ressemblant à rien, ses jambes fragilement reconstituées et ses muscles atrophiés au niveau des membres inférieurs lui disaient tous les jours que c’était impossible… Mais « Peut-être… Peut-être… »

La deuxième est arrivée beaucoup plus discrètement, où même Sylvia a mis très longtemps avant d’être presque certaine qu’elle existait. Une mafia à Pacydna, qui l’eût cru, honnêtement ? Personne, pas même elle. Mais on déplorait de plus en plus de trafics divers sur lesquelles la jeune femme ne voulait même pas être mêlée. Elle est curieuse mais elle sait parfaitement bien que sur ce niveau là, moins on en savait, mieux on se portait. Elle avait de gros soupçons et pouvait presque deviner si une personne faisait partis du réseau mafieux ou non, mais par prudence, elle ne chercha jamais à confirmer ces accusations, bien que se ne soit pas faute d’en avoir envie !

Maintenant, elle a 22 ans. Elle a largement dépassé la majorité, le bac S en poche, et après plusieurs hésitations entre la psychologie et la sociologie, elle décida de suivre le deuxième cursus, se disant qu’elle ira vers le premier lorsqu’elle aura son master. Elle adore étudier, elle apprend énormément de nouvelles choses et adore les mettre en pratique en se posant sur une table de la cafétéria de l’université et en observant ses camarades vivre. Bien qu’habituée à cette vie pas très palpitante, elle espère revoir ceux qui avaient bien chamboulé son train de vie, ceux qui avaient réussis à la touchée ou à éveiller son intérêt. Elle était prête à laisser une part d’imprévue dans ce quotidien plus qu’ennuyeux !


Vous êtes ?
  • Âge : 19 ans
  • Passion(s) : Les mangas, Assassin's Creed, observer
  • Travail/Études : Deuxième année de licence de psychologie
  • Comment avez-vous connus le forum ? : J'en suis la fondatrice
  • Un de vos proches est-il en situation de handicap ? : Oui, moi, paraplégique

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